Trinités, le millénium du Verseau

Janvier et Février 2001 - El Lobo Negro - 2ème partie

28 janvier 2001, suite : Les Trinités suivent El Enmascarado, dans son vestiaire. Elles le trouvent assis sur un banc tenant une poche de glace sur son visage tout en descendant une bouteille de tequila. Il n’est plus El Enmascarado, son personnage de lucha libre, mais Juan… que les Trinités recherchent depuis le matin.

Interrogé sur les fresques représentant l’homme jaguar et le serpent à plumes peintes sur les murs de la ville, Juan avoue qu’il en est l’auteur. Interrogé sur la signification de ses peintures il raconte que c’est en opposition au tatouage que porte El Lobo Negro et que l’on peut voir la victoire de l’homme jaguar sur le serpent à plumes comme étant la victoire du mal sur le bien. Juan explique que depuis qu’El Lobo Negro est le patron du crime organisé dans le barrio, personne ne semble s’être rendu compte que le quartier se dégrade, que les méfaits sont omniprésents, que tout bonheur parait avoir quitté les lieux. C’est comme si les habitants n’avaient jamais connu le quartier, bien que pauvre, rempli de joie et des rires des enfants. Aujourd’hui les jeunes veulent ressembler à El Lobo Negro.

Juan raconte qu’il devait faire quelque chose, lui Juan Guzman Huerta le fils de Rodolfo Guzman Huerta, le grand El Santo, champion de lucha libre. Il est persuadé que si El Lobo Negro est vaincu, son emprise sur la jeunesse et le barrio s’en trouverait affaiblie et laisserait place un autre modèle de vie. Mais pour cela El Lobo Negro doit être défait où il est le plus fort, sur le ring. C’est pourquoi Juan est dans cet état, il explique qu’il vient de laisser passer sa seule chance de le vaincre, car il ne pourra plus se battre de contre El Lobo Negro puisque ce dernier l’a défait. C’est alors que spontanément les Trinités se proposent pour relever ce défit.

Il est décidé que Armand montera sur le ring pour affronter El Lobo Negro. L’entraîneur de Juan, le « mystique » Jorge Careja est prêt à lui apprendre les techniques qui feront de lui un bon luchadores. Il ne reste plus qu’à se mettre d’accord avec El Lobo Negro pour le jour du combat.

Les Trinités trouvent El Lobo Negro dans un hôtel particulier qui lui sert de quartier général en plein centre du barrio. Lors de la rencontre, le luchador est masqué et assis sur un canapé entouré de plusieurs jeunes hommes à moitié nus lui servant de domestiques et de jouets. El Lobo Negro, confiant en sa force, accepte le défi. Il fixe la date au samedi suivant le 4 février, ce qui laisse moins d’une semaine à Armand pour apprendre quelque rudiments de lucha libre.


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Du 29 janvier au 3 février 2001 : Armand se prépare pour son combat qui s’annonce périlleux. Les conseils de Jorge Careja et l’assistance de Juan mettent Armand dans de bonnes dispositions.
Pendant ce temps, Benoît fait un aller retour express Mexico-Moscou dans le but de se faire fournir des drogues de combat par Yevgueni. Il contacte également Robert Richard, qui promet de venir pour réciter son verset : « J’arracherai les mauvaises herbes », afin d’essayer de détruire la hantise.
Léa, perplexe quant à sa réminiscence, met son temps libre à profit pour faire des recherches dans ce sens.


4 février 2001 : C’est ce soir qu’a lieu le combat opposant Armand à El Lobo Negro, la tension est palpable. Dans la salle, l’ambiance monte progressivement, les spectateurs se sont déplacés en masse pour assister au match.

El Lobo Negro fait son entrée sous les viva de la salle, Armand avance seul vers le ring, recroquevillé dans son affriolant costume d’El Serpiente a Pluma (le serpent à plume), les hués et les jets de tomates l’accompagne. Après de bref discours le gong retentis.

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Lorsque le combat commence, El Lobo Negro rassemble les pouvoirs de la Hantise. Des quatre coins de la salle des volutes de Ténèbres se dirigent vers lui pour être absorbées. Les Trinités ont aussi la mauvaise surprise de voir le ring se transformer sous leurs yeux. Les cordes sont remplacées par des fils barbelés, les poteaux aux quatre coins sont recouverts de tessons de verre. Le ring est enfermé dans une cage grillagée. Une lutte à mort s’engage. Au début du combat le public vomit sa haine à l’encontre d’El Serpiente a Pluma, mais au fur et à mesure qu’il prend le dessus, les cris de haine se transforment en acclamations.

Le combat est d’une violence extrême, la première reprise est emportée par Armand, qui surprend son adversaire, qui visiblement ne s’attendait pas à pareille opposition. La salle commence à encourager El Serpiente.

La deuxième reprise est expéditive, l’effet de surprise ne faisant plus effet, El Lobo Negro profite de sa supériorité technique pour casser le bras d’Armand dans un furieux grappling tombant.
Benoît déploie ses talent pour permettre à Armand de continuer le combat. Léa encourage son ami.

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La troisième reprise est équilibrée. El Lobo Negro est visiblement affaibli, les « Serres de faucon » de Benoît et le « J’arracherai les mauvaises herbes » de Bobby, semblent saper les forces du luchadore. Armand parvient finalement grâce à une feinte magistrale à arracher le masque de son adversaire, révélant un visage tuméfié que les Trinités n’ont jamais vu auparavant.

La salle exulte, El Serpiente a Pluma est porté en triomphe, tout comme Juan et Jorge. Les conséquences positives sont immédiates : la Hantise disparaît et un vent d’espoir souffle dans le barrio débarrassé d’El Lobo Negro. Juan étant associé à la victoire, il devient un héros local qui tentera alors de sortir le quartier de ses difficultés : sa tâche sera rude, mais il bénéficiera d’un soutien massif des habitants.

De retour à leur hôtel, les Trinités reçoivent un curieux message : « Bonjour. Je possède des informations qui peuvent vous intéresser. Ne m’interrompez pas et ne me demandez pas qui je suis. Cela viendra en temps utile. Une sacoche est entreposée dans le casier 55 de la consigne de la gare centrale de Mexico. Son code d’ouverture est 127. Des documents se trouvent à l’intérieur. Je vous propose d’en prendre connaissance afin que vous déterminiez si vous êtes intéressés par les renseignements que je détiens. Je reprendrai contact avec vous d’ici quelques temps. »

Les Trinités décident d’aller voir ça de plus prêt, mais seulement le lendemain, pour le moment, ils ont plus urgent, une sublime victoire à fêter.

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Regisrobert

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